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 De l’UERD-projet UNFPA en 1991, à l’UERD-Institution nationale en 1997, puis à l’ISSP en 2005

Année 1991

C’est en juillet 1991 que démarre officiellement, et pour une durée de cinq ans, le projet qui donne vie à l’Unité d’enseignement et de recherche en démographie de l’Université de Ouagadougou. Ce projet est mis en place par le Gouvernement burkinabè, dans le cadre du Programme d’action en matière de population (PAP) du Burkina Faso, avec le concours financier du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’appui scientifique et technique de l’Institut de démographie de l’Université catholique de Louvain (UCL). La nouvelle structure universitaire qui est ainsi créée est placée sous la tutelle de la Faculté des langues, des lettres, des arts, des sciences humaines et sociales (FLASHS) de l’Université de Ouagadougou. Elle est conçue pour développer la capacité institutionnelle et technique de l’Université de Ouagadougou en matière de formation en démographie et de recherche dans le domaine de la population.

Il s’agit de pallier le manque de démographes et de spécialistes en matière de population, qui a été maintes fois souligné, notamment par les premières assises de l’Assemblée générale du Conseil national de la population (CONAPO) en 1990.

Un objectif ambitieux est visé, qui cadre bien avec l’adoption, cette même année 1991, de la Politique nationale de population : « l’autosuffisance en matière de formulation, exécution et évaluation des politiques et programmes de population et développement, à l’horizon 2000».

Dans ce contexte, l’UERD se voit confier deux grandes missions, étroitement associées : l’enseignement et la recherche sur les questions de population. En matière d’enseignement et de formation, il s’agit pour l’Unité de promouvoir et de coordonner l’enseignement de la démographie dans les Instituts et les Facultés de l’Université, de contribuer au renforcement de la formation sur les questions de population dans les Écoles professionnelles, d’organiser des séminaires d’initiation et de sensibilisation, ainsi que des stages de perfectionnement à l’intention des cadres concernés par les questions de population. L’Unité doit par ailleurs être le lieu d’animation de la recherche en matière de population au Burkina Faso. Pour cela, elle doit réaliser elle-même des projets de recherche qui associent le plus possible les étudiants ; être un point d’appui scientifique et technique pour les chercheurs d’autres entités et un cadre d’accueil pour les jeunes chercheurs ; et contribuer enfin à la constitution d’une banque de données démographiques à l‘Université de Ouagadougou. Du fait de l’absence d’une « masse critique» de spécialistes en population, nécessaire pour la mise en œuvre de toutes ces actions de formation et de recherche, l’UERD connaît un démarrage difficile.

Durant les trente premiers mois du projet, l’Unité ne compte que deux scientifiques, la coordinatrice nationale (Marie-Michelle Ouédraogo) et le conseiller technique principal (Jean Poirier).

Année 1994

A partir de janvier 1994, l’Unité réussit progressivement à mettre en place une équipe pluridisciplinaire composée d’enseignants chercheurs et de chercheurs, qui rejoignent l’équipe après avoir terminé une formation de haut niveau (DEA ou doctorat) dans les universités du Nord, partenaires de l’UERD (Département de démographie de l’Université de Montréal, Institut de démographie de l’Université catholique de Louvain, Institut de démographie de Paris). Ce recours aux universités extérieures reste aujourd’hui encore une nécessité.

De juillet 1991 à décembre 1994, l’Unité, alors projet UNFPA, a été sous la responsabilité d’un(e) Directeur (trice) national(e), nommé(e) par les autorités universitaires. Responsable de tous les aspects administratifs, financiers et juridiques du projet, le (la) Directeur (trice) national(e) bénéficiait de l’appui scientifique et technique de l’Institut de démographie de l’UCL, représenté sur place par un Conseiller technique principal (CTP).

En 1994 une équipe, spécifique à l’UERD est constituée pour la mise en  œuvre des activités d’enseignement et de recherche. Chaque année, une «revue tripartite», rassemblant les représentants du Gouvernement, de l’UNFPA et de l’agence de coopération scientifique, examinait les rapports d’activités et la conformité des activités réalisées par rapport aux objectifs du projet. La revue tripartite faisait également des recommandations qui guidaient la Direction nationale dans la poursuite de sa mission.

Année 1997

Fin 1996, alors que l’UERD franchissait une étape importante de son institutionnalisation, marquée par la fin du projet UNFPA qui l’avait fait naître, cette volonté a abouti à la mise en évidence de trois axes principaux : « santé et développement », « population et stratégies de développement », « femmes et développement ». Ces axes ont évolué dans leur dénomination comme dans leur contenu pour laisser la place à une articulation des travaux de recherche en termes de programme et de sous-programme.

En janvier 1997, l’UERD devient une institution nationale à part entière avec la fin du Projet BKF/91/P01 et de l’appui financier de l’UNFPA. Elle doit alors trouver elle-même l’essentiel de ses moyens de fonctionnement. Elle compte pour cela sur la diversification des collaborations institutionnelles et financières entamée quelques temps auparavant. La transition est cependant difficile ; elle oblige l’équipe à faire des sacrifices et à investir une plus grande part de ses ressources dans la recherche, mieux soutenue par les grands bailleurs de fonds que la formation. L’UERD a non seulement réussi cette transition, mais elle continue à se développer, à s’équiper et à étoffer son équipe. Elle est ensuite intégrée dans l’Unité de formation et de recherche en Sciences Humaines (UFR/SH), et se propose de repenser ses actions en vue d’un meilleur équilibre entre les missions qui lui ont été confiées.

A partir de janvier 1997, avec la fin de l’appui financier de l’UNFPA et le départ du conseiller technique principal (juin 1996), le fonctionnement a été légèrement modifié. Le Directeur, nommé par le Doyen de la FLASHS, est toujours responsable de l’ensemble des activités. Il est appuyé, dans sa mission, par le Conseil de l’UERD, qui regroupe tous les enseignants chercheurs et chercheurs, permanents ou en accueil pour plus d’un an. Ce conseil se réunit une fois par mois. Des chefs de projet (de recherche ou de formation) sont désignés pour mener à bien chacune des activités régulières et des groupes de travail ou des comités ad hoc sont constitués chaque fois qu’une activité spécifique l’exige (organisation d’un colloque, révision du projet de règlement intérieur.). Une Cellule technique de publication, mise en place en octobre 1997, vient compléter la structure.

Année 2000

L’Unité d’enseignement et de recherche en démographie (UERD) de l’Université de Ouagadougou est une institution nationale qui effectue des recherches et assure des formations de haut niveau dans le vaste domaine des interrelations entre population et développement.

L’ambition de ses actions est de contribuer au renforcement des connaissances dans ce domaine, tout en participant à la définition et à la mise en oeuvre d’actions de développement pertinentes.

En matière d’enseignement et de formation, l’Unité a la charge des enseignements de démographie à l’Université et elle intervient dans plusieurs écoles professionnelles ; elle organise des stages de perfectionnement pour les cadres en activité et sélectionne les candidats boursiers susceptibles de poursuivre une formation de troisième cycle (DESS, DEA ou doctorat) dans l’une ou l’autre des institutions partenaires. Elle joue ainsi un rôle fondamental de renforcement des compétences nationales, dont elle est la première à bénéficier puisque plusieurs des cadres ainsi formés à l’étranger sont venus étoffer l’équipe qui compte aujourd’hui une douzaine de membres.

Au plan de la recherche, de nombreuses études ont été réalisées, dont les résultats ont été publiés et ont servi aujourd’hui à l’orientation de programmes nationaux, notamment dans le domaine de la santé. Cette recherche sur les interrelations entre population et développement est de type explicative. Elle s’appuie sur la collecte de données bien ciblées. Les outils méthodologiques multidisciplinaires utilisés permettent de mettre en avant le côté opérationnel des résultats sans négliger le côté fondamental de la recherche, afin de faciliter la prise de décision sur des bases scientifiques. La participation régulière des membres de l’équipe à des colloques et séminaires internationaux (Union pour l’étude de la population africaine, Union internationale pour l’étude scientifique de la population, Population Association of America, Réseau démographie de l’Agence Universitaire de la Francophonie, Chaire Quetelet.) permet de communiquer les résultats de ces recherches et accroît la visibilité internationale de la recherche en sciences de la population du Burkina Faso.

Son expertise est alors reconnue dans trois domaines de recherche : « santé et développement», « population et stratégies de développement» et « femmes et développement », dans lesquels l’Unité intervient. Cette reconnaissance a abouti à la constitution d’un partenariat dynamique et solide, qui a permis à l’Unité de participer à des recherches d’envergure sous-régionale, impliquant plusieurs institutions du Nord comme du Sud. Depuis 1997, l’UERD est d’ailleurs reconnue comme structure de mise en oeuvre du Programme du Burkina Faso en matière de population, en collaboration avec l’UNFPA. Ce partenariat, très tôt développé, a également permis à l’UERD de mettre en place progressivement une équipe internationale pluridisciplinaire, composée d’enseignants-chercheurs et de chercheurs motivés. Grâce à la coopération internationale et à une politique active de recherche de fonds auprès des partenaires, cette équipe a régulièrement réussi à mobiliser les ressources, humaines et financières, nécessaires à la poursuite de ses activités. Elle ressent à présent l’obligation de pérenniser son action et de franchir un pas décisif dans la consolidation de ses acquis.

En 10 ans, l’Unité a réalisé, à son initiative ou à la demande de ses partenaires nationaux et internationaux, un grand nombre de recherches portant sur divers aspects des interrelations entre les questions de population et les problèmes de développement. Des conséquences possibles de la construction d’un grand barrage sur la santé des populations aux effets de l’accès au crédit sur le statut des femmes, en passant par la dynamique de population qui anime les zones rurales récemment libérées de l’onchocercose ou les modalités de l’insertion urbaine des migrants, les thèmes abordés ont été multiples et diversifiés. Dans cet ensemble, l'équipe de recherche a très tôt perçu la nécessité de dégager une structure et une logique qui permettent d’orienter les efforts ultérieurs en les faisant reposer sur des acquis déjà conséquents.

Un regard en arrière permet de mesurer le chemin parcouru et d’apprécier la contribution des efforts entrepris à l’amélioration de la compréhension des interrelations entre population et développement. Mais ce même regard, porté cette fois vers l’avant, permet de constater que beaucoup reste à faire. C’est l’objet d’une réflexion de l’équipe de l’UERD qui va combiner un bilan des activités de recherche, de publications, d’enseignement et de

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